FORMATION

Michel Peetz est diplômé de l’Académie Royale des Beaux-Arts de la ville de Bruxelles.
Atelier de dessin. Professeurs Dany Vienne et Lucien Massaert.
Michel Peetz est diplômé de l’INRACI. Institut de radioélectricité et de cinématographie à Bruxelles.
Obtention du diplôme de technicien en photographie.

 

PRÉSENTATION

Depuis 1990, M. Peetz est professeur d’Arts Plastiques à l’IATA (Institut des Arts, Sciences et Techniques artisanales) à Namur.
Michel Peetz exerce son activité de plasticien en s’investissant dans trois domaines : la peinture, le dessin et la photographie.

Photographies Champs ouverts
Impression sur papier
Elles présentent des vastes espaces naturels. Ces vues panoramiques de grand format évoquent de manière minutieuse et idéalisée le paysage belge ainsi que la moyenne montagne, en Suisse.

Peintures Lumière du Nord
Peintures à l’huile et à l’acrylique sur toile de lin
Les peintures à l’huile de Michel Peetz explorent des champs ouverts, tournés vers l’océan, à perte de vue. Une patiente et minutieuse superposition de fines couches de couleur, les glacis, donne progressivement naissance à des images en apparence réalistes mais en réalité totalement imaginées, recomposées. Une toile changera ainsi d’aspect des dizaines de fois avant son éventuel achèvement, n’étant tributaire d’aucun autre modèle que celui de la recherche d’une improbable harmonie.
Les peintures Lumière du Nord invitent à prendre la mesure de l’infini du ciel et de la terre, confrontés en miroir, séparés par le fil ténu de l’horizon. Alors que les sols semblent écrasés par la pesanteur, des acteurs vertigineux se déploient dans l’espace : les nuages. Ils animent la plus grande surface des toiles et amènent à la contemplation d’une immensité en perpétuel mouvement.

Dessins numériques Rosaces, Cosmos.
Impression sur papier
Les dessins de cet ensemble, construits et colorisés par ordinateur, évoquent une dimension immatérielle, libérée de l’attraction terrestre. Les formes toujours circulaires – astres lointains ou particules microscopiques – paraissent comme en suspens dans le vide cosmique.

Au départ de la démarche, il y a plusieurs années, une première série de dessins – les Rosaces – s’est inspirée de la lumière et de l’architecture des vitraux des cathédrales gothiques.
Cette recherche a ensuite évolué vers la série Cosmos, constituée d’images plus éthérées qui développent des halos en expansion dans l’espace. Certains dessins projettent des rayonnements intenses et des lumières éblouissantes alors que d’autres, à l’inverse, beaucoup plus sombres, dévoilent des lumières si ténues qu’elles en sont presque imperceptibles, comme issues de la nuit des temps.

Photomontages Cartes postales
Impression sur papier, 10,5 cm x 15 cm
Les collections de cartes postales réalisées par Michel Peetz (PEMI) décrivent avec précision les paysages urbains et les lieux touristiques du petit royaume de Belgique : la côte, Namur, Charleroi, Durbuy…

Il faut bien reconnaître qu’à ces intentions en apparence didactiques, se mêle la tentation d’enjoliver, de valoriser discrètement pour rendre encore plus attrayant ce qui vaut le coup d’œil.
Le photographe va ainsi se permettre quelques aménagements avec la réalité prosaïque : pour la bonne cause, les sujets sont impitoyablement sélectionnés et observés de haut et à distance, quant aux images imprimées, elles sont redressées, réorganisées, recomposées, recolorisées. De surcroît, mine de rien, tout est soigneusement épuré et nettoyé : véhicules gênants, papiers gras, mobilier urbain disgracieux.

Dans le cadre de cette démarche, PEMI imite et s’approprie les codes des cartes postales semi-modernes éditées de 1960 à 1970 : des chromos stéréotypés utilisant systématiquement de faux ciels bleu azur et enjolivant les paysages de manière on ne peut plus artificielle.

Les photographies contemporaines de PEMI se transforment ainsi en images désuètes hautes en couleurs qui évoquent avec nostalgie les années soixante.

Les vues conventionnelles de lieux et de bâtiments emblématiques côtoient d’autres cartes, certes plausibles à l’œil, mais décrivant bizarrement de l’ordinaire, du banal, du pas grand-chose. L’ensemble s’affiche ainsi sans le moindre discernement, toutes choses photographiées étant supposées pittoresques.

Des logos défraîchis ainsi que des typographies en surimpression finissent par convaincre le spectateur d’associer l’iconographie de PEMI au petit monde de la véritable carte postale.
« Souvenir de Charleroi », « Floreal Club Nieuwpoort », « Jupiler – Camping Riviera »…
Cette duperie est d’autant plus efficace que chaque carte est parachevée artisanalement : manuellement vieillie, salie, écornée.

Au fil des années, la collection s’est enrichie de plusieurs centaines de cartes, elle est généralement présentée sous forme de cadres blancs contenant chacun huit cartes-vues imprimées au format 10,5 cm x 15 cm.

Cette production artistique éclectique très considérable a fait l’objet depuis 25 ans de nombreuses expositions personnelles et collectives et a donné naissance à plusieurs collaborations avec des organisateurs d’événements ainsi qu’avec des instances officielles, le Ministère de la Culture de la Communauté française, des Centres Culturels, des Associations artistiques.